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	<title>FIFO</title>
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	<description>Festival International du film documentaire océanien</description>
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		<title>Le FIFO à Etonnants Voyageurs</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 21:33:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 26 au 28 mai, le FIFO débarque à Saint Malo pour le festival Etonnants Voyageurs. 13 films sélectionnés à Tahiti, dont le grand Prix 2012 « Murundak Songs of freedom » de Rhys Graham et Natasha Gadd, seront projetés dans la cité des corsaires pour illustrer un thème : « Images du monde qui vient » et répondre à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-2389" title="ev-2012-affiche-60x40-bd-11m-8538f" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/05/ev-2012-affiche-60x40-bd-11m-8538f-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" />Du 26 au 28 mai, le FIFO débarque à Saint Malo pour le festival Etonnants Voyageurs. 13 films sélectionnés à Tahiti, dont le grand Prix 2012 « Murundak Songs of freedom » de Rhys Graham et Natasha Gadd, seront projetés dans la cité des corsaires pour illustrer un thème : « Images du monde qui vient » et répondre à l’interrogation de Michel Le Bris, le directeur du festival : « Et si l’Océanie était un nouveau centre du monde ? »</p>
<p>C’est Christian Robert des éditions Au Vent des îles, et Lucie Milledrogues programmatrice d’Etonnants Voyageurs, venue assister au FIFO cette année, qui sont à l’initiative de ce partenariat.</p>
<p>"Nous avons suivi le travail de fond que fait Etonnants Voyageurs sur les regards partagés. C’est, toute proportion gardée, le sillon que le FIFO essaie de tracer depuis une petite dizaine d’années. C'est pourquoi, quand on nous a proposé de nous rapprocher, de donner à voir l'Océanie, ses couleurs, sa relation au monde, à travers les films que nous sélectionnons chaque année, nous avons tout de suite répondu à l'appel », a indiqué Wallès Kotra, président du Festival International du Film documentaire Océanien.</p>
<p>Le festival Etonnants Voyageurs, créé en 1990 par Maëtte Chantrel et Christian Rolland est aujourd’hui le plus grand festival du livre et du film en France. Il accueille chaque année 250 auteurs du monde entier. En 2011, 60.000 visiteurs ont assisté aux rencontres, projections, expositions et autres spectacles proposés le temps d’un week-end, pour découvrir le monde…qui vient.</p>
<p>www.etonnants-voyageurs.com</p>
<p>Liste des films projetés :</p>
<p><strong>A la rencontre des autres hommes</strong></p>
<p>De Michel Viotte (Arte France, Tetra Media, Miss Luna Films, Essential Viewing, SBS. Independant, Per Diem Films, RMN/2006/65’)</p>
<p><strong>Blowing Up paradise</strong></p>
<p>De Ben LEWIS (Fiona O’Doherty, ZDF, Arte/2005/60’)</p>
<p><strong>Captain Cook</strong></p>
<p>De Wain FIMERI, Paul RUDD et Matthew THOMASON (Screen Australia, Cook Films, Ferns Production/2007/53’)</p>
<p><strong>Ia Orana Gauguin, photographies d’un retour</strong></p>
<p>De Jacques NAVARRO-ROVIRA (Beau Geste)</p>
<p><strong>Les derniers traqueurs australiens</strong></p>
<p>De Eric ELLENA et Vanessa ESCALANTE (Equidia, AmunRa, IntoMedia/2007/52’)</p>
<p><strong>Murundak</strong></p>
<p>De Natasha GADD et Rhys GRAHAM (Daybreak films Pty Ltd/2011/82’)</p>
<p><strong>Ochre and Ink</strong></p>
<p>De James BRADLEY (Yellows Mountains Films/2011/27’)</p>
<p><strong>The long journey home</strong></p>
<p>De Gordon ELIOTT (Follow Productions/2009/52’)</p>
<p><strong>There once was an island : te henua e noho</strong></p>
<p>De Briar MARCH (On the Level productions/2010/80’)</p>
<p><strong>This way of life</strong></p>
<p>De Thomas BURSTYN (Barbara Summer Burstyn/2009/86’)</p>
<p><strong>Papa Mau the way finder</strong></p>
<p>De Anthony Naalehu (Paliku Documentary Films)</p>
<p><strong>Sous le vent de l’usine</strong></p>
<p>Anne Pitoiset et Laurent Cibien (aaa Productions)</p>
<p><strong>Retour à Canala</strong></p>
<p>Antoine Letenneur &amp; Jean Noël Mero (RFO Nouvelle Calédonie &amp; RFO Archipels)</p>
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		<title>CONTACT</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 19:11:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Genre : Documentaire australien
Durée : 78 mn - VF
Réalisateur : Bentley Dean et Martin Butler
Production : Contact Film
« Contact », c’est l’incroyable documentaire des Australiens Bentley Dean et Martin Butler, qui nous fait découvrir l’histoire de Yuwali. Cette Aborigène du peuple Martu vivait dans une partie très reculée du désert de l’Australie Occidentale quand elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/gallery/cache/1616__320x240_contact.jpg" alt="contact" title="contact" />
</a>
<br />
Genre : Documentaire australien<br />
Durée : 78 mn - VF<br />
Réalisateur : Bentley Dean et Martin Butler<br />
Production : Contact Film</p>
<p>« Contact », c’est l’incroyable documentaire des Australiens Bentley Dean et Martin Butler, qui nous fait découvrir l’histoire de Yuwali. Cette Aborigène du peuple Martu vivait dans une partie très reculée du désert de l’Australie Occidentale quand elle a rencontré un Blanc</p>
<p>pour la première fois. Elle avait 17 ans. Aujourd’hui elle en a 62 et elle raconte ce choc des civilisations devant la caméra de Bentley Dean et Martin Butler. « J’étais terrifiée et effrayée, tout allait plus vite dans mon corps, mon corps entier tremblait, je ne savais rien des gens Blancs. Ce fut un choc de les voir la première fois. »</p>
<p>Un contact qui a eu lieu en 1964, au moment où, dans cette région de l’Australie, les scientifiques européens s’apprêtent à lancer des fusées pour faire des tests. Un contact bien entendu irréversible raconté par la tribu elle-même dans ce film d’une intensité rare.</p>
<p>« Contact » raconte cette histoire vraie qui dépasse la fiction, la course-poursuite dans le désert entre les patrouilleurs australiens et le groupe d’Aborigènes terrorisé par les Blancs, ces « monstres dont on dirait que la peau a été retirée comme un dingo qu’on met sur le feu », explique Yuwali.</p>
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		<item>
		<title>Les inscriptions pour le 10éme FIFO sont ouvertes</title>
		<link>http://fifo-tahiti.com/2012/03/les-inscriptions-pour-le-10eme-fifo-sont-ouvertes/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 20:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[La neuvième  édition du FIFO a connu un succès accru, aussi bien dans sa fréquentation que dans son contenu. Le Festival est désormais un événement reconnu et attendu, aussi bien au plan local qu’au niveau de la région océanienne.  La fréquentation croissante dans les salles, ainsi que l’affluence des festivaliers témoignent de cette renommée.
La fréquentation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/03/3x3.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2367" title="3x3" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/03/3x3-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a>La neuvième  édition du FIFO a connu un succès accru, aussi bien dans sa fréquentation que dans son contenu. Le Festival est désormais un événement reconnu et attendu, aussi bien au plan local qu’au niveau de la région océanienne.  La fréquentation croissante dans les salles, ainsi que l’affluence des festivaliers témoignent de cette renommée.</p>
<p>La fréquentation du FIFO 2012, projections et activités confondues, a en effet encore augmenté et s’élève cette année à 29 120 entrées (+ 2 273 par rapport à 2011) dont 5 331 scolaires. Environ 120 festivaliers ont participé à cet événement, dont une trentaine de réalisateurs et de producteurs<strong></strong></p>
<p>La 10 ème édition du Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO Tahiti), est déjà en préparation et se tiendra du <strong>04 au 10 février 2013</strong> à Papeete (Tahiti - Polynésie française)</p>
<p>Les inscriptions sont d’ors et déjà ouvertes, les réalisateurs et les producteurs peuvent dès à présent s’inscrire pour 2013.</p>
<p>Rappelons que La compétition est ouverte à toutes les productions réalisées en Océanie depuis moins de trois ans. Comme chaque année, le FIFO sélectionnera une quarantaine de films, dans deux catégories. Les films dans la catégorie ‘en compétition’ seront présentés à  un jury international qui attribuera un grand prix et trois prix spéciaux, en plus du prix du public ; chacun de ces prix sera récompensé par une dotation financière.</p>
<p>Pour s’inscrire il suffit d’envoyer <a href="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/03/inscription2013.pdf" target="_blank"><strong>formulaire d’inscription</strong></a>, ainsi que le <strong><a href="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/03/REGLEMENT-FIFO2013.pdf" target="_blank">règlement</a> </strong>du festival signé, et 3 DVD avant le 1<sup>er</sup> Octobre au bureau du FIFO, BP 1709 Papeete- 98713 Tahiti.</p>
<p>Les documents peuvent être téléchargés depuis notre site internet.</p>
<p>Pour tous renseignements, merci de vous adresser à : Miriama GEOFFROY BONO , coordinatrice du FIFO : <a href="mailto:organisation@fifotahiti.org">organisation@fifotahiti.org</a><br />
BP 1709 Papeete-98713 Tahiti – ( 689) 544 544</p>
<p><a href="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/03/inscription-Entry-Form-2013-courts-metrages.pdf" target="_blank">FORMULAIRE D’INSCRIPTION - Nuit du court métrage Océanien</a></p>
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		<title>Elie Chouraqui a rencontré le sacré</title>
		<link>http://fifo-tahiti.com/2012/02/elie-chouraqui-a-rencontre-le-sacre/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 23:14:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président 2012 du jury du Festival International du Film documentaire Océanien revient sur les choix de son équipe et les moments les plus forts de cette 9ème édition. Pour sa part, Elie Chouraqui se veut bien Président du jury du FIFO à vie.
&#160;
Après cette première participation au FIFO, quel regard portez-vous sur le festival ?
Elie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-2360" title="ElieChou" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/ElieChou-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Le président 2012 du jury du Festival International du Film documentaire Océanien revient sur les choix de son équipe et les moments les plus forts de cette 9<sup>ème</sup> édition. Pour sa part, Elie Chouraqui se veut bien Président du jury du FIFO à vie.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Après cette première participation au FIFO, quel regard portez-vous sur le festival ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Je pense que le FIFO est un réellement un événement important. Il y a une telle diversité de populations dans l’Océanie, des Australiens aux Néo-zélandais en passant par les Tahitiens, les Samoa, les Néo-calédoniens, que c’est une richesse incroyable. Il y a quelque chose d’extrêmement puissant qui se dégage. Surtout, ce sont des populations vieilles, dans le sens où elles sont depuis longtemps sur Terre donc elles portent avec elle des racines, des valeurs qui sont extrêmement puissantes et qui viennent de très loin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous parliez de sacré lors de la cérémonie d’ouverture de ce 9<sup>ème</sup> FIFO. Est-ce que c’est un ressenti que vous avez confirmé au visionnage des films ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Oui, avec certains plus que d’autres mais le sacré a été constamment présent. C’est très curieux parce qu’en fait tous les films abordaient des thèmes essentiels. On n’a pas eu de films pour lesquels on a été frappés par légèreté du propos. À chaque fois, on va très profondément au cœur de l’humanité. Je ne m’étais pas trompé en choisissant ce mot de "sacré" car le sacré est omniprésent. Mais je crois que c’est une caractéristique de l’Océanie, du fait d’être très près de ses ancêtres, de ses Dieux, de ses croyances, de sa terre… J’ai aussi ce sentiment en Afrique : on retourne à l’essentiel, la terre, la famille, les liens de sang, la pluie, le soleil, etc., avec le respect des morts, du passé, des traditions… Comment vit-on au milieu de tout ça, qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous, pourquoi sommes-nous là… ?...</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Est-ce que dans les films que vous avez visionnés, vous avez trouvé des réponses à ces questions ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Je crois qu’il n’y a jamais vraiment de réponse à ce type de question. Mais ce qui est intéressant, c’est la recherche, le fait de se poser la question. J’ai toujours pensé qu’un homme, comme un peuple, sans racines, était incapable de vivre, et plus les racines sont enfoncées profondément dans sa terre, plus il a de chances de s’épanouir. Je pense que le grand questionnement de ces populations ce sont ces racines. Ce culte des morts, du passé, des ancêtres, leur permettent de se projeter dans l’avenir et d’ouvrir un chemin pour les plus jeunes. C’est quelque chose que j’ai fortement ressenti. Il y a des films dans lesquels c’est particulièrement criant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans tous les films primés notamment… Qu’est-ce qui vous a convaincu pour chacun de vos choix ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>:     Le Grand Prix du Jury, <em>Murundak Songs of Freedom</em> a fait l’unanimité. C’est un chef d’œuvre. Sous toutes les formes d’expression, Long-métrage, documentaire, série télévisée, etc., c’est un des films que j’ai vu dans les dernières années qui m’a le plus ému. En plus, c’est drôle parce que c’est le premier film que l’on a vu, donc en arrivant on a pris cette espèce de gifle… Je me suis retrouvé à sangloter… Heureusement qu’après, tout le monde m’a dit avoir vécu la même chose. […] Justement on parle du sacré, là, on est en plein dedans… (…) Et tout ça véhiculé par le chant, par l’art, c’est extraordinaire.</p>
<p>Avec le 1<sup>er</sup> prix spécial, <em>Ochre &amp; Ink</em>, on a ce truc absolument fascinant qui est de voir un Chinois, qui représente la nation la plus importante du monde, en population en tout cas, qui se retrouve en face d’un aborigène, qui lui est un survivant d’une nation qui a failli être décimée, massacrée. Et ces deux hommes partagent leur humanité à travers l’art, en mélangeant leurs talents. Je me dis que c’est un film qui, en dehors de toutes ses qualités, a une importance énorme parce qu’il prouve que tout est possible : que tous les hommes, d’où qu’ils viennent, s’ils sont de bonne volonté, peuvent vivre ensemble.</p>
<p><em>The Hungry Tide </em>et l’histoire de Karibati qui va disparaître sous les eaux soulève un problème tellement fondamental qu’il nous concerne tous. Dans cette histoire, on n’est pas dans l’anecdote, on est vraiment dans la profondeur d’une femme qui se bat pour son peuple, pour son île et en même temps d’une certaine façon qui se bat pour nous, qui nous alerte, en nous disant "attention parce que ce qui nous arrive aujourd’hui va vous arriver demain donc il faut tout de suite arrêter le processus".</p>
<p>Le troisième prix spécial du jury, <em>Ma famille adoptée</em>, est peut-être le plus insolite, parce qu’il a été très controversé dans le jury et en même temps c’est celui qui nous a fait le plus parler. C’est un film qui est révoltant tout en étant extraordinaire, angoissant tout en étant plein de promesses, qui nous a irrité et fasciné à la fois. Du début à la fin, c’est complètement ambivalent. On ne pouvait pas passer à côté d’un film comme ça et d’un sujet comme celui-là. C’est un questionnement permanent et c’est ce questionnement qui a fait qu’on a décidé de lui donner le prix. Cela dit, c’est vrai que la sélection était extraordinaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui a fait la différence ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Je crois qu’on en revient encore au sacré. Tous ces films ont un rapport avec le sacré : le sacré d’une population, le sacré d’une relation culturelle autour de la création, le sacré d’une terre, le sacré d’un enfant... Ce sont des thèmes qui à chaque fois sont d’une profondeur rare. […] La marque de la qualité d’un film, comme de toute œuvre, c’est l’émotion. C’est pour ça que le grand prix du jury était une évidence : c’est un raz-de-marée, un tsunami d’émotions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>On peut donc dire que le FIFO a mené à bien sa mission de susciter des émotions en tant que festival de films ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Je crois effectivement qu’il a suscité beaucoup de passions, qu’il a révélé des talents et qu’il en révèlera encore. Pour que la mission soit complète, il faut que le FIFO continue de s’exporter. Ce serait dommage que ces films océaniens ne sortent pas de l’Océanie. Je pense qu’il faut qu’ils soient vus un peu partout. Je vais essayer de voir ce que je peux faire pour la France. J’espère que Planète, Canal+, vont faire leur devoir. C’est un service à nous rendre à nous-mêmes, et pas un service que l’on rendrait à l’Océanie, parce que ce sont des films qui sont vraiment passionnants donc il n’y a aucune raison que l’on ne puisse pas les voir sur des chaînes que l’on peut capter en France. Ce sont des rencontres à ne pas manquer. Le Grand Prix du Jury, c’est presque un film à sortir en salle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C’est de l’art avec un grand A ?</strong></p>
<p><strong>Elie Chouraqui </strong>: Très clairement, parce qu’à ce stade ce n’est plus du documentaire dans le style "étude d’une situation". Ça va bien au-delà. Ce sont des choses qui touchent à l’âme, qui nous élèvent, et c’est bien cela le rôle de l’art.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right">Manon Hericher</p>
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		<title>Pierre Alzon présente le e-tourisme</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 01:25:56 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour cette dernière « Parole d’un décideur », Pierre Alzon est intervenu sur le sujet du e-tourisme.
En ce qui concerne la Polynésie, après un pic en 2000, force est de constater que le marché du tourisme se porte mal. Et pourtant les voyageurs sont de plus en plus nombreux et adoptent de nouveaux comportements. Il s’est avéré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-2356" title="photoALZON" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/photoALZON.jpg" alt="" width="260" height="265" />Pour cette dernière « Parole d’un décideur », Pierre Alzon est intervenu sur le sujet du e-tourisme.</p>
<p>En ce qui concerne la Polynésie, après un pic en 2000, force est de constater que le marché du tourisme se porte mal. Et pourtant les voyageurs sont de plus en plus nombreux et adoptent de nouveaux comportements. Il s’est avéré que leurs voyages étaient plus courts mais aussi dans des endroits peu prisés auparavant. Le secteur du tourisme est face à une remise en cause des flux touristiques habituels qui s’apparentent à une modification du trafic de recherches d’informations. Et pour cause, le numérique !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment Internet peut être utilisé pour dynamiser le tourisme ?</strong></p>
<p>Selon Pierre Alzon la démarche est simple, il suffit de fédérer, mutualiser et adapter. L’Internet met tout le monde sur un pied d’égalité et permet une mise en concurrence de l’offre permanente, «  le mot clé est : partenariat ! ». Il est nécessaire d’avoir une vision globale et une stratégie de complémentarité afin d’offrir une meilleure information et une meilleure diffusion.</p>
<p>Qui dit numérique dit adaptation du contenu à l’ensemble des terminaux possibles, que ce soit fixes ou tablettes, il faut projeter ses services dans un espace mobile. « Rien n’est jamais figé dans le monde numérique » l’enjeu étant d’être visible, il faut obtenir un bon référencement  dans les moteurs de recherches. Etre actif, particulièrement en usant des réseaux sociaux, interagir avec les clients potentiels, démarche tout à fait naturelle.</p>
<p>La Polynésie possède un véritable atout, considérée comme destination de rêve. Il en va donc de la motivation des acteurs touristiques pour s’approprier ces codes. Mais il faut également que les professionnels décident de se rassembler pour monter un projet concret.</p>
<p>Pierre Alzon finit son intervention en citant Mark Zuckerberg, génie de Facebook « Done is better than perfect » Faire est mieux que parfait. Le message est clair, si l’on veut que le tourisme connaisse un renouveau il ne faut pas hésiter et «  faire ».</p>
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		<title>Soirée de remise des prix du FIFO</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 19:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Décontractée et conviviale, la cérémonie de clôture qui a eu lieu ce vendredi 10 février au Grand Théâtre de la Maison de la Culture a attribué les différents prix du FIFO, mettant fin à cette compétition 2012 qui fut, de l’avis de tous, un très bon cru.

Après le désormais célèbre chant du personnel de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Décontractée et conviviale, la cérémonie de clôture qui a eu lieu ce vendredi 10 février au Grand Théâtre de la Maison de la Culture a attribué les différents prix du FIFO, mettant fin à cette compétition 2012 qui fut, de l’avis de tous, un très bon cru.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2342" title="P1090131" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/P1090131.jpeg" alt="" width="599" height="250" /></p>
<p>Après le désormais célèbre chant du personnel de la Maison de la Culture « Taurua FIFO » que même le public commence à connaître et à entonner, Wallès Kotra, président de l’AFIFO, a immédiatement annoncé les dates du 10<sup>ème</sup> FIFO afin de donner d’ores et déjà rendez-vous à tout le monde : du 4 au 10 février 2013. C’est le prix du meilleur pitch qui a introduit la série des honneurs, couronnant un projet plein de sensibilité et d’espoir : « Imulal », qui s’interroge, à travers les jeunes, sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.. Nunaë et Sylvain, qui ptichaient pour la première fois, repartent avec un p’tit coup de pouce de l’ATPA (120 000 Fcfp) et surtout une motivation en béton. Nous attendons « Imulal » à la compétition 2013 !</p>
<p>Localement, la réalisatrice Eliane Koller s’est vue remettre un prix spécial pour « Ma famille adoptée », qui a suscité de vives échanges entre les membres du jury et profondément marqué le public pour sa réalité sans vernis. « The Hungry tide » et « Ochre &amp; Inch », deux documentaires particulièrement marquants de ce 9<sup>ème</sup> FIFO, ont également reçu chacun un prix spécial. Sans grande surprise mais avec beaucoup de joie et d’émotion, Marie-Hélène Villierme a eu le prix du public pour « L’élu du peuple, Pouvanaa te Metua », dont les séances de projection n’ont pas désempli durant la semaine. « Je savais que je faisais œuvre utile, avoue-t-elle. Mais après avoir vu l’affluence du public et les réactions, j’ai compris que ce film était nécessaire. » Un intermède dansé, offert par le groupe Pupu Tuhaa Pa’e (2<sup>ème</sup> au Hura Tapairu) a fait monter le suspens avant de connaître le Grand Prix. Le jury international du FIFO 2012, présidé par M. Elie Chouraquie, a tenu à rappeler que chaque film visionné avant été une véritable leçon de vie. « J’ai l’impression d’avoir retrouvé le sens du sacré », a dit Eli Chouraquie. « Ce FIFO m’a fait réfléchir à qui j’étais, d’où je venais et quel avenir je voulais pour mes enfants ». Preuve, s’il en faut, que les problématiques océaniennes ont une portée universelle qui peuvent et doivent résonner. C’est « Murundak, songs of freedom », qui a remporté le Grand Prix du jury FIFO – France Télévisions. Ce documentaire réalisé par Natasha Gadd et Rhys Graham a touché tous les spectateurs dont aucun n’est ressorti indemne. A travers des images magnifiques, les deux jeunes réalisateurs dévoilent la protestation, en musique, d’artistes aborigènes qui sillonnent l’Australie à la rencontre du public pour chanter leur tristesse, leur colère, leur espoir… Bouleversant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sur le vif… Quelques questions à Natasha Gadd</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce que tu ressens d’avoir reçu le Grand Prix ?</strong></p>
<p>C’est une grosse surprise et un immense honneur, d’autant que j’ai tout de suite senti combien la musique faisait partie de la vie ici à Tahiti. Cela va probablement beaucoup nous inspirer !</p>
<p><strong>Qu’est-ce que le fait d’avoir gagner signifie pour toi, pour votre documentaire ?</strong></p>
<p>C’est l’opportunité pour « Murundak » de voyager davantage, d’être vu à différents endroits du monde, par des professionnels et amateurs d’horizons variés. Cela donne de la force au film mais surtout au message.</p>
<p><strong>Quel est votre prochain projet ?</strong></p>
<p>Nous allons raconter l’histoire d’un Papou, un prodige du jazz qui, parce qu’il était albinos, a dû quitter la Papouasie pour survivre. Il a enregistré des albums avec Bluenote Records, un des plus gros labels de jazz. Pour la première fois, il va retourner en Papouasie et faire écouter ses chansons à son peuple.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le palmarès du FIFO 2012</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 19:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de la Cérémonie de clôture qui a eu lieu ce vendredi 10 février 2012 dans le Grand Théâtre de la Maison de la Culture, le jury international du FIFO 2012 présidé par M. Elie Chouraqui a attribué les prix suivants :
&#160;
Le Grand Prix du Jury FIFO – FRANCE TELEVISIONS : MURUNDAK, SONGS OF FREEDOM réalisé par Natasha [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la Cérémonie de clôture qui a eu lieu ce vendredi 10 février 2012 dans le Grand Théâtre de la Maison de la Culture, le jury international du FIFO 2012 présidé par M. Elie Chouraqui a attribué les prix suivants :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Grand</span></strong><span style="text-decoration: underline;"> <strong>Prix du Jury </strong><strong>FIFO – FRANCE TELEVISIONS</strong></span> : <strong>MURUNDAK, SONGS OF FREEDOM</strong> réalisé par <strong>Natasha Gadd &amp; Rhys Graham </strong>et produit par Daybreak films Pty Ltd &amp; Kim Webby qui remporte un prix d’un montant de 500 000 Fcfp, offert par le Comité organisateur.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Prix spécial du Jury</span></strong> : <strong>OCHRE AND INK</strong> réalisé par <strong>James Bradley</strong> et produit par Yellow Mountain films qui remporte un prix d’un montant de 300 000 Fcfp, offert par le Comité organisateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Prix spécial du Jury</span></strong> : <strong>THE HUNGRY TIDE</strong> réalisé par <strong>Tom Zubrycki </strong>et produit par Jotz production qui remporte un prix d’un montant de 300 000 Fcfp, offert par le Comité organisateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Prix spécial du Jury</span></strong> : <strong>MA FAMILLE ADOPTEE</strong> réalisé par <strong>Eliane Koller</strong> et produit par Archipels prod, Bonne pioche &amp; Polynésie 1ère qui remporte un prix d’un montant de 300 000 Fcfp, offert par le Comité organisateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le public a décerné son prix à son film favori :</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Prix du Public</span></strong> : <strong>L’ELU DU PEUPLE – POUVANAA TE METUA</strong> réalisé par <strong>Marie Hélène Villierme</strong> et produit par Tuatau production &amp; Polynésie 1ère, qui remporte un prix d’un montant de 300 000 Fcfp. Ce prix est offert par la Ville de Papeete.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le <strong><span style="text-decoration: underline;">PRIX DU PITCH</span></strong> a pour sa part été attribué à Nune Luepack et Sylvain Derne, pour la présentation de son projet <strong>Imulal </strong>produit par Sanosi production. Un chèque de 120 000 Fcfp a été offert l’ATPA.</p>

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		<title>Ochre &amp; Ink, métissage sino aborigène en terre d’Arnhem</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 18:55:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Esthétiquement fabuleux, humainement transcendant, artistiquement passionnant, Ochre &#38; Ink a fait l’unanimité auprès du public du Petit théâtre hier en début d’après-midi, à l’occasion de la projection-rencontre avec James Bradley, réalisateur du film. Ambiance.
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Xiaoping est Chinois, il n’a pas d’âge mais depuis 23 ans déjà collabore avec des artistes aborigènes. Si James Bradley n’a pu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-2348" title="OchreAndInk" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/OchreAndInk-300x190.jpg" alt="" width="300" height="190" />Esthétiquement fabuleux, humainement transcendant, artistiquement passionnant, <em>Ochre &amp; Ink</em> a fait l’unanimité auprès du public du Petit théâtre hier en début d’après-midi, à l’occasion de la projection-rencontre avec James Bradley, réalisateur du film. Ambiance.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Xiaoping est Chinois, il n’a pas d’âge mais depuis 23 ans déjà collabore avec des artistes aborigènes. Si James Bradley n’a pu raconter toute la vie passionnante de cet homme envoûté par l’art (de vivre aussi) des aborigènes, c’est par faute de temps. Ensemble, ils ont donc décidé de se concentrer sur l’Instant, en particulier le travail absolument fabuleux entrepris avec Johnny Bulunbulun, artiste aborigène de <em>Arnhem Land</em>, pour faire cohabiter sur papier de riz ou écorce d’arbre l’inspiration respective des deux artistes, porteurs chacun de traditions ancestrales intimement « encrées » en eux.</p>
<p>De cette collaboration naît une amitié profonde, qui s’étendra à la famille et plus largement encore à la communauté du peintre aborigène. Quand Johnny Bulunbulun meurt soudainement à l’âge de 64 ans, sans avoir pu faire le voyage en Chine comme il était prévu qu’il le fasse, pour découvrir la culture de Xiaoping d’abord et assister aussi à l’inauguration de leur exposition au Musée de la capitale, Pékin (véritable succès avec quelque 330 000 visiteurs), c’est sa veuve et son fils qui montent dans l’avion pour le représenter en dehors de leur terre.</p>
<p>Si l’artiste chinois a essuyé au début de sa création sino aborigène de nombreuses critiques – à commencer par celle d’être raciste parce qu’il peignait des aborigènes – sa ténacité, sa persévérance et surtout son talent lui valent aujourd’hui une reconnaissance internationale, des confins de la terre d’Arnhem à Beijing, en passant par Melbourne, où il vit toujours.</p>
<p>Son travail inspiré, d’une grande sensibilité et d’une extraordinaire finesse a incontestablement donné envie au public polynésien d’accueillir l’exposition. Pour le moment, les négociations sont encore en cours pour la faire voyager depuis Melbourne, où elle a été montrée de juillet à octobre de l’année dernière. En attendant qu’elle atterrisse éventuellement à Tahiti, l’artiste a dit vouloir revenir faire quelques travaux en Polynésie. « Je n’aime pas seulement les paysages mais surtout les gens d’ici », a-t-il assuré.</p>
<p align="right"> Manon Hericher</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>En aparté, avec James Bradley</em></strong></p>
<p><strong>Comment Xiaoping et vous vous êtes-vous rencontrés ?</strong></p>
<p>J’ai rencontré Xiaoping par le biais d’un vieil ami de lycée que je n’avais pas vu depuis 35 ans. Nous nous sommes retrouvés à l’occasion d’une réunion d’anciens élèves. Je faisais du montage de films, j’avais travaillé sur des films de communauté aborigènes et lui était devenu professeur des études asiatiques à l’université de Melbourne. Quand je lui ai dit que je faisais des films, il m’a dit, « j’ai une histoire extraordinaire pour toi : je connais cet artiste chinois qui passe des semaines entières à <em>Arnhem Land</em> à faire de la peinture avec des artistes aborigènes ». De là, j’ai appelé Xiaoping, nous avons décidé de nous rencontrer et il m’a fait confiance pour raconter son histoire. [… ] Au départ, il était un peu déçu que l’on ne puisse pas développer tout ce qui avait été fait auparavant, au cours de ses 23 années de collaboration avec des artistes aborigènes dans différentes parties d’Australie mais finalement il a pu apprécier que l’on se soit concentré sur la période la plus récente.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le film a-t-il été montré à la communauté de Arnhem Land ?</strong></p>
<p>Pour être parfaitement honnête, nous n’avons pas pu organiser de projection dans la communauté faute de moyens mais le film a été montré à la famille proche de Johnny Bulunbulun – une partie de l’accord qui avait été passé avec  les artistes était de leur montrer le film avant sa diffusion. […] En Australie, nous avons d’ailleurs des règles très strictes, spécialement si le film est financé par le gouvernement. Nous avons donc fait très attention de bien suivre le protocole dédié et d’obtenir toutes les autorisations nécessaires. Pour les funérailles en particulier, il a fallu obtenir l’accord de tous les membres de la communauté. Le film passera à la télévision nationale le 21 février.<strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Combien de temps a duré le tournage ?</strong></p>
<p>Entre 2 ans et demi et 3 ans. La mort de Johnny a sensiblement ralenti le processus,  d’au moins un an.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Marcel Desvergne, « Monsieur numérique » !</title>
		<link>http://fifo-tahiti.com/2012/02/marcel-desvergne-%c2%ab-monsieur-numerique-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 18:52:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le dernier jour des 4èmes Rencontres Numériques, le temps de faire un petit bilan sur les nombreux échanges qui ont animé la semaine avec Marcel Desvergne, président d’Aquitaine Europe Communication, l’agence des initiatives numériques, qui est aussi le « Monsieur » de l’aventure numérique du FIFO depuis l’origine. 
Votre sentiment sur ces 4èmes Rencontres Numériques ?
Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-2345" title="Marcel desvergne" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/Marcel-desvergne-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" />C’est le dernier jour des 4<sup>èmes</sup> Rencontres Numériques, le temps de faire un petit bilan sur les nombreux échanges qui ont animé la semaine avec Marcel Desvergne, président d’Aquitaine Europe Communication, l’agence des initiatives numériques, qui est aussi le « Monsieur » de l’aventure numérique du FIFO depuis l’origine. </strong></p>
<p><strong>Votre sentiment sur ces 4<sup>èmes</sup> Rencontres Numériques ?</strong></p>
<p>Je sors à l’instant du débat sur la presse* et je dois dire que la qualité des échanges entre les professionnels de la Polynésie, mais aussi avec un intervenant depuis Paris via Skype, a fait de cette rencontre une des plus intenses de la semaine. Pour plusieurs raisons : d’une part, tous les participants étaient totalement et directement concernés par la problématique et d’autre part, l’échange en direct avec Paris a été d’une qualité irréprochable, démontrant la pertinence technique du numérique en Polynésie. Cela aurait été impensable il n’y a pas si longtemps.</p>
<p><strong>L’amélioration du débit est désormais palpable, les évolutions des questionnements liées au numérique aussi ?</strong></p>
<p>Tout à fait, la Polynésie se projette plus clairement. J’ai été frappé hier lors de la rencontre « <em>Les scénarios probables de l’OPT ?</em> » par la perspective et la manière dont l’OPT est venu se présenter à travers un petit film de fiction (« Une journée en 2025 »). A travers lui, ils ont accepté d’expliciter quels étaient leur choix d’orientation.  Dans un autre registre, j’ai perçu, chez les décideurs, une inquiétude au sujet des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) et les réactions qu’ils entraînent. Ils craignent un envahissement du numérique dans tous les secteurs. J’ai envie de répondre simplement que le monde bouge, est moins cloisonné, donne et reçoit. Il n’y a rien de dangereux à cela.</p>
<p><strong>Le bilan global est positif ?</strong></p>
<p>Au niveau de la qualité des échanges et des capacités techniques, oui. En revanche, j’espérais – moi, mais aussi l’ensemble des participants – des réponses formelles de la part des pouvoirs publics. Il n’y a eu que des approches. C’est dommage car justement, il faut profiter de ces Rencontres pour formuler des axes de développement.</p>
<p><em>* « La presse traditionnelle est-elle menacée par les technologies numériques ?</em><em></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>I.B</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le FIFO, au-delà d’un festival, une fenêtre sur le monde</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 00:34:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fifo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Wallès Kotra, initiateur du festival et Président de l’AFIFO, nous explique comment aujourd’hui, plus qu’un simple rendez-vous de cinéphiles, le Festival International du Film documentaire Océanien constitue une véritable force de frappe pour les cultures océaniennes et les possibilités qu’offrent chaque année un peu plus les perspectives de son développement. Interview.
Qu’est-ce qui donne au FIFO [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-2339" title="Wallès Kotra fenêtre sur le monde" src="http://fifo-tahiti.com/fifo_wp/wp-content/uploads/2012/02/Wall%C3%A8s-Kotra-fen%C3%AAtre-sur-le-monde-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" />Wallès Kotra, initiateur du festival et Président de l’AFIFO, nous explique comment aujourd’hui, plus qu’un simple rendez-vous de cinéphiles, le Festival International du Film documentaire Océanien constitue une véritable force de frappe pour les cultures océaniennes et les possibilités qu’offrent chaque année un peu plus les perspectives de son développement. Interview.</strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce qui donne au FIFO sa force de frappe internationale ?</strong></p>
<p>D’abord, avant de rentrer dans le détail des différents partenaires du festival, le fait qu’en même temps que le FIFO se déroule la réunion du comité directeur du Fonds Pacifique, que la Ministre de l’Outre-Mer soit passée chez nous, que la plupart des exécutifs de la région (Nouvelle-Calédonie, Wallis…) soient présents, ainsi que tout le réseau de diplomatiques français de la région avec les représentants culturels des ambassades, tout cela signifie que l’on commence à représenter, à incarner, un lieu stratégique, important. Le FIFO n’est pas simplement un festival de mordus de cinéma qui viennent y découvrir des documentaires. Il y a un enjeu qui dépasse ce que nous sommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et l’on voit aussi qu’il y a un réseau d’autres festivals, amis du FIFO, qui s ‘étoffe d’année en année…</strong></p>
<p>Cabourg, Rochefort, le Festival "Ânûû-rû âboro" de Nouvelle-Calédonie, le Festival de cinéma de Douarnenez en Bretagne nous ouvrent à l’univers du cinéma, avec l’esprit de simplicité, d’amitié et de partage de valeurs et de regards communs du FIFO. Plus récemment, le Festival international du livre et du film "Etonnants voyageurs" nous a contacté pour organiser à Saint-Malo un « FIFO hors les murs », le thème de cette année étant « les Mers du Sud ». On est également en train de parler d’un festival à Melbourne…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Différentes institutions comme le Museum d’Histoire Naturelle de Paris sont aussi présentes… ?...</strong></p>
<p>C’est d’ailleurs ledit Museum que dirige Thomas Grenon, cette année membre du jury, qui conserve la tête du grand chef kanak Ataï. Une discussion est actuellement en cours sur le retour de la tête en Nouvelle-Calédonie. Ce sont des enjeux comme celui-ci qui se discutent pendant le festival. Ce n’est pas rien.</p>
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<p><strong>Au FIFO, il y a des créateurs bien sûr, des producteurs aussi, mais également de plus en plus de structures qui participent au financement de l’audiovisuel dans la région</strong>…</p>
<p>On a par exemple la CBA, Commonwealth Broadcasting Association, qui aide un peu les médias dans le monde du Commonwealth et va intervenir dans le colloque des télévisions océaniennes. Le grand public ne voit pas tous ces aspects mais ils sont éminemment importants pour les professionnels du secteur. Il y a aussi le PACMAS, (<em>Pacific Media Assistance Scheme</em>), le fonds australien d’aide aux médias océaniens, qui intervient à l’occasion du colloque, ainsi que le Fonds Pacifique, qui est vraiment le fonds stratégique dont l’Etat français s’est doté pour être le bras armé de sa coopération régionale. Et il y a aussi divers interlocuteurs comme l’<em>Australian Film Television and Radio School</em> (AFTRS), l’une des plus grandes écoles de télévision et d’arts de l’écran d’Australie, avec laquelle nous discutons sur la possibilité de faire des sessions  de formation lors du 10<sup>ème</sup> FIFO.</p>
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<p><strong>On voit bien au travers de ces divers interlocuteurs que le festival a pris de la consistance…</strong></p>
<p>Je trouve que c’est cette diversité des points de vue, des discussions que l’on trouve ici, qui fait la magie du FIFO. L’idée de départ qui est de dire "on veut une visibilité pour notre région", on voit que ce ne sont pas que des mots. Le FIFO acte. Et l’on commence à attirer autour de nous de plus en plus de gens qui peuvent participer, à nos côtés, à rendre plus visibles nos cultures. Ces gens qui se déplacent, ce n’est pas seulement pour danser le <em>tamure </em>mais bel et bien pour financer du documentaire.</p>
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<p><strong>Le succès du FIFO commence à asseoir cette visibilité. Quels sont les enjeux à venir et les pistes explorées pour les prochaines années ?</strong></p>
<p>Je crois que la bataille de la visibilité n’est pas encore gagnée. On a amélioré des choses mais il reste du travail. Au premier festival, il y avait RFO et TNTV. aujourd’hui, avec la TNT, on est confronté à encore plus d’images donc finalement nos productions régionales sont encore plus marginalisées. […] Le FIFO enclenche des dynamiques, c’est ensuite aux opérateurs de prendre la balle au bond mais je pense par exemple que la discussion sur la professionnalisation de nos personnels océaniens doit se poursuivre. C’est important si l’on veut être crédible. C’est vrai que c’est facile pour France Télévisions d’envoyer une équipe de France 5 faire un reportage ici mais l’important serait que demain, il y ait des polynésiens, des calédoniens, qui puissent être autonomes pour intervenir dans la région, plutôt que de faire venir des personnels américains ou européens.</p>
<p>Dans la région, à part en Australie, il n’y a pas vraiment de lieu de formation, alors peut-être qu’il faut mettre la question sur la table pour créer éventuellement un centre régional de formation aux métiers de l’audiovisuel. Ca peut être intéressant que se développe cette idée autour du FIFO. Dans la même dynamique, peut-être qu’il faut réfléchir à créer un fonds régional d’aide à la production audiovisuelle. Pour l’instant il y a l’APAC (l’aide à la production audiovisuelle et cinématographique) qui est à Tahiti. Ça vaudrait sûrement la peine de lui donner une dimension régionale.</p>
<p>Et enfin, à côté des documentaires, il faudrait peut-être un autre pôle dans le festival, où il y aurait des échanges d’émissions de télévision, que ce soit des magazines, des captations de spectacle, du théâtre, etc. ; tout ce qui ne peut pas passer par le marché du documentaire… Il y a plein de choses à faire car cette bataille n’est pas encore gagnée, mais elle est en bonne voie et on prépare déjà le FIFO 2013 et notre 10<sup>ème</sup> anniversaire.<br />
<strong>Est-ce qu’il y aura des choses particulières pour ce 10<sup>ème</sup> anniversaire ?</strong></p>
<p>On a deux pistes que l’on est en train d’explorer ; ce ne sont encore que des rêves. En premier lieu, on aimerait réussir à concilier deux manifestations de Polynésie à l’occasion du FIFO, à savoir le Heiva et le FIFO. Pour se faire, on a pensé que ce serait bien qu’à l’ouverture du festival, les groupes de danse de Polynésie racontent l’histoire des 10 ans du FIFO, de cette bataille pour la visibilité de notre région, au travers d’un grand spectacle mélangeant l’audiovisuel et la danse. L’idée a séduit mais les responsables de groupes doivent encore réfléchir avant de revenir vers nous.</p>
<p>La deuxième piste est plus politique, elle vise à dire que ce combat pour la visibilité des petites cultures océaniennes qui est pour l’instant porté par le festival aurait bien besoin qu’une parole politique le relaie. Donc on envisage d’organiser ici un regroupement des Ministres océaniens de la Culture, pour qu’ils puissent se battre ensemble et faire que la parole océanienne prenne encore plus d’ampleur.</p>
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<p align="right">Manon Hericher</p>
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